ZZ, une carrière majuscule

ZZ, une carrière majuscule
Même si l'affaire Materazzi a gâché sa sortie de scène, Zinédine Zidane restera comme un géant du football français et mondial. Génie du jeu et véritable enchantement pour les spectateurs, Zidane a tout gagné et porté l'équipe de France au sommet. Retour sur une carrière exceptionnelle.

Jusqu'au bout, Zidane sera resté Zinédine. De la première à la dernière seconde de sa carrière, le Marseillais aura fait étalage de son talent, de sa personnalité et de son caractère. La Coupe du monde 2006 en a offert un condensé saisissant. On ne reviendra pas sur l'épilogue, le coup de tête final ponctuant une vie footballistique majestueuse et qui méritait évidemment mieux qu'une telle sortie. Il faudra effacer Materazzi mais ne pas oublier que, pour l'ensemble de son oeuvre, Zinédine Zidane mérite une place aux côtés des plus grands footballeurs de l'histoire.

De Marseille à Berlin, Zinédine Zidane aura marqué l'histoire du football français. Arrivé à Cannes en provenance de la Castellane en janvier 1986, le futur Ballon d'Or étonne tout de suite par sa facilité technique. Gilles Rampillon, qui l'entraînera au centre de formation, remarque immédiatement que le jeunot a du ballon : "Ma première rencontre avec lui, c'était en 1987. Jean Fernandez était entraîneur et moi directeur technique. Jean Varraud me dit de venir voir un des joueurs qu'il a repéré en cadets. Je vais le superviser. Il n'avait pas été extraordinaire, mais ce que j'avais vu, déjà, c'était son toucher de balle. " Un toucher de balle couplé à une générosité et à une abnégation de tous les instants. "Il était plus talentueux que les autres, explique Jean Fernandez. Mais il travaillait aussi plus que les autres."

Zizou est né

La récompense de ce travail, elle arrive le 20 mai 1989. Celui que Rolland Courbis surnommera Zizou fait ses débuts en Division 1. Un Nantes-Cannes conclu sur le score de 1-1. Le Cannois touche alors 700 francs par mois et va rapidement taper dans l'oeil des meilleures écuries françaises. Il y a bien évidemment l'Olympique de Marseille, mais le club de coeur du futur international le laissera filer à Bordeaux. Bardé de stars, l'OM n'a pas besoin d'un jeune Zidane. Dommage pour Marseille. Tant mieux pour le Parc Lescure. De 1992 à 1996, le numéro 7 grimpe les échelons en Gironde et fait déjà preuve d'un caractère bien trempé. Victime d'une bonne mandale lors d'un Marseille-Bordeaux, Marcel Desailly pourrait en témoigner.

Ses coups d'éclat, ses coups francs et ses arabesques ne permettront pas à Bordeaux de remporter le moindre titre. Pour autant, le club girondin atteint la finale de la Coupe de l'UEFA en 1996. Battu en finale par le Bayern, Zinédine Zidane ne remportera pas tout de suite sa première coupe d'Europe. Avec ses partenaires et amis, Bixente Lizarazu et Christophe Dugarry, Zinédine Zidane a tout de même éclaté aux yeux de l'Europe entière. Amoureuse des meneurs de jeu français, la Juventus Turin s'offre celui qui est devenu international français il y a près de deux ans.

La voie est tracée

Le 17 août 1994, Zinédine Zidane a fait sa première apparition en équipe de France. Chez lui, à Bordeaux. Une première réussie. Entré alors que les Bleus étaient menés 0-2 par la République tchèque, le Marseillais marque deux fois. Une frappe monumentale du gauche et un coup de tête mettent au supplice Kouba. Zinédine Zidane ne sortira plus de cette équipe jusqu'en 2004. Avec les Bleus et Aimé Jacquet, il participe au plan de reconstruction des Bleus. La Bulgarie est passée par là et le traumatisme est grand. La France va pourtant se qualifier pour l'Euro 1996, où elle échouera en demi-finale. Sans Cantona, Ginola ni Papin. La voie vers 1998 est tracée.

Numéro 21 de la Juve, Zinédine Zidane gagne ses galons de grand joueur et arrive à la Coupe du monde en bonne forme. A la différence de 1996, ZZ n'a pas eu d'accident de voiture à l'orée de la compétition. L'apothéose est en vue. Et arrive le 12 juillet. Après un Mondial de qualité moyenne et marqué par une expulsion face à l'Arabie Saoudite, l'enfant de la Castellane met un point d'honneur à réussir sa finale. Il marque deux buts de la tête. Deux réalisations qui l'envoient au paradis et offrent à l'équipe de France sa première Coupe du monde. Devenu une icone, il remporte le Ballon d'Or. La suite est encore plus belle. L'Euro 2000 est son chef d'oeuvre. Zidane est sur un nuage et éclabousse la planète. La victoire finale est au bout d'une folle nuit à Rotterdam. Exceptionnel.

Enfin la C1 !

En club, les succès succèdent aux succès. Malheureusement, la Ligue des Champions se refuse au champion. Deux finales perdues avec la Juve (1997, 1998) et le Turinois cède aux sirènes du club le plus prestigieux de la planète, le Real Madrid. Acheté pour 500 millions de francs - un record - le Français rejoint Figo, Raul et compagnie. L'armada fait peur. Et va décrocher la C1 à la fin de la saison 2001/2002 grâce à une volée du gauche de Zizou. Le Bayern Leverkusen est à terre (2-1). Zidane au sommet. Avec cette Ligue des Champions, le meneur des Bleus a tout gagné.

C'est son dernier grand titre puisque, mis à part une deuxième Coupe intercontinentale et une Liga, aucune autre victoire supranationale ne garnira plus son palmarès. La Mondial 2002, quasiment terminé avant même d'avoir commencé, est cauchemardesque. La faute à une blessure à la cuisse contractée face à la Corée du Sud en match amical. ZZ ne jouera qu'un match, face au Danemark (0-2). La France est éliminée au premier tour. L'Euro 2004 n'est guère plus convaincant malgré un premier match incroyable face à l'Angleterre. Menée au score à la fin du temps réglementaire, la France profite de deux coups de patte de Zidane pour s'imposer (2-1). La suite est plus triste. Sorti par la Grèce en quarts (0-1), Zizou quitte les Bleus. Fatigué.

Il reviendra un an après. Avec la réussite que l'on connait. Avec ses compères Makelele et Thuram, il envoie la France en Allemagne. Il la propulsera même en finale de la Coupe du monde. Mais là, après un penalty transformé d'une Panenka déjà historique, on préfère oublier la fin. Et rester sur des images bien plus heureuses. "L'immensité de l'oeuvre de Zizou : son arrivée en équipe de France à Bordeaux, et 1998 avec deux buts et la Coupe du monde." Aimé Jacquet a retenu ces deux moments. Majestueux. Comme Zidane.
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# Posted on Sunday, 06 August 2006 at 1:08 PM

Zidane se livre

Zidane se livre
Sur TF1, Zinédine Zidane a expliqué les raisons de son geste sur Marco Materazzi. Zizou a tenu à "s'excuser auprès des enfants" mais ne regrette pas ce qu'il a fait. L'Italien a eu "des mots très durs" envers le numéro 10 des Bleus qui aimerait que la provocation soit également sanctionnée.

Le 12 juillet est décidément lié à la vie de Zinédine Zidane. Huit ans après avoir réussi un doublé historique et remporté la Coupe du monde avec l'équipe de France, le tout récent retraité est sorti de sa réserve pour mettre les choses au point. Expliquer les raisons de son coup de sang. Confier pourquoi il est sorti de ses gonds alors qu'il disputait le dernier match d'une carrière majestueuse. Et qui pouvait se terminer par une apothéose absolue : un deuxième titre mondial.

Malheureusement, Zinédine Zidane a croisé le chemin de Marco Materazzi. A dix minutes du terme de la prolongation, le capitaine de l'équipe de France a été accroché par le défenseur italien. La suite a déjà fait le tour du monde à plusieurs reprises. Zidane part se replacer. Materazzi l'interpelle. Subitement, le Ballon d'Or 1998 revient sur ses pas et assène un violent coup de tête dans la poitrine du joueur de l'Inter Milan.

"Des mots très durs"

Les raisons d'un tel geste ? Zinédine Zidane les a confiées sur TF1 : "Il m'a dit des choses très personnelles, cela touche à la maman, à la soeur. Il dit des mots, des mots qui sont très durs et il les répète plusieurs fois. C'est plus dur que des gestes. Vous les écoutez une fois, vous essayez de partir. C'est ce que je fais parce que je m'en vais en fait. Vous écoutez deux fois, et puis la troisième fois...J'aurais préféré prendre un coup de poing". Zizou n'a pas souhaité révéler la teneur exacte des mots prononcés par le Milanais. Mais s'excuse de son geste auprès de ceux qui l'ont vu : "Ce n'est pas un geste à faire. Je tiens à le faire surtout pour les deux ou trois milliards de téléspectateurs et tous les enfants ."

"Je ne suis pas fier de ce geste mais je ne le regrette pas. Sinon, ça veut dire qu'il avait raison de dire ce qu'il a dit ", a ajouté un Zinédine Zidane très calme et apaisé. Pour l'ancien capitaine des Bleus, "le coupable, c'est celui qui provoque. La vidéo devrait aider à cela. Ça suffit de toujours sanctionner la réaction. Il y a eu une provocation très grave."

"Je n'ai jamais été arrogant"

Pour justifier ses insultes et son comportement, Marco Materazzi a avancé que Zidane s'était montré arrogant. La réponse de l'intéressé : "Je n'ai jamais été arrogant avec quiconque. Et encore moins sur un terrain. Ça ne fait pas partie de ma vie. Il peut se défendre lui, comme il veut, mais si j'ai eu cette réaction, c'est qu'il s'est passé quelque chose de grave. Encore une fois, je ne cherche pas à pardonner mon geste."

Evidemment, Zinédine Zidane n'avait pas envie de finir comme ça : "Dans une finale de Coupe du monde, je n'ai pas faire ce geste gratuitement. Il y a eu une provocation très grave. Ce n'était pas calculé. J'étais à dix minutes de la fin de ma carrière et je pouvais terminer de la meilleure des façons." Sa présence sur le terrain aurait peut-être changé le cours de l'histoire ? "Je ne sais pas. Peut-être que oui, peut-être que non. En tout cas, les tirs au but... Un jour c'est pour vous, un jour c'est contre vous. Mais je ne peux pas vous dire avec certitude que cela aurait changé la fin du match. Il faut accepter les choses telles qu'elles sont. Si cela s'est passé comme ça, c'est que c'était décidé..."
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# Posted on Sunday, 06 August 2006 at 1:06 PM

Et si Thuram restait ?

Et si Thuram restait ?
La Coupe du monde allemande devait marquer ses adieux à l'équipe de France. Mais un an après son drôle de retour, Lilian Thuram (34 ans) n'est plus aussi décidé à quitter les Bleus. Depuis la Guadeloupe où il passe ses vacances, le recordman des sélections (121) a reconnu être en plein "doute".

Jusqu'au bout, Lilian Thuram sera un joueur à part dans l'histoire de l'équipe de France. Recordman du nombre de sélections (121), auteur de ses deux seuls buts sous la tunique bleue lors d'une demi-finale de Coupe du monde, le défenseur central, âgé de 34 ans, était parti au lendemain de l'Euro 2004 et avait longuement hésité à revenir donner un coup de main à Zinédine Zidane, Claude Makelele et compagnie en 2005. Un an est passé, une finale de Coupe du monde et des émotions incomparables sont venues enrichir la carrière et la vie de l'ancien latéral contrarié. Résultat, Thuram hésite à quitter la scène.

Interrogé mardi sur TF1 à son arrivée à Pointe-à-Pitre, son lieu de villégiature, le Turinois a avoué ne plus très bien savoir où il en était. "Pour ma carrière tout court, je continue de jouer au foot. J'attends avec impatience de savoir ce qui va se passer en Italie avec la Juventus Turin. Pour ma carrière internationale avec l'équipe de France, je dois avouer que pour l'instant je suis dans le doute". Alors que Zinédine Zidane et Claude Makelele ont d'ores et déjà annoncé leur retrait, le grand Lilian a beaucoup de mal à tourner la page. La Coupe du monde a été forte en émotions.

On se souvient de ses larmes de joie à l'issue de la demi-finale, on se rappelle également sa tristesse à l'issue de la cruelle défaite face à l'Italie (1-1, 5 tab à 3). "J'ai vécu des moments tellement forts avec l'équipe de France ce dernier mois que je suis un peu perdu". Perdu psychologiquement, mais nullement physiquement. Et c'est certainement ce point primordial qui pousse Lilian Thuram à retarder sa décision. Durant ce Mondial, le défenseur central n'a cessé de monter en puissance. Au fil des matches et des tours, l'ancien Monégasque s'est montré de plus en plus serein. Jusqu'à devenir impérial face au Portugal et à l'Italie.

Un passage de témoin en douceur ?

Les choses qui semblaient claires et gravées dans le marbre avant le Mondial ont drôlement évolué au fil des succès de l'équipe de France. Même Willy Sagnol, son compère sur le côté droit de la défense tricolore, était persuadé du départ du Guadeloupéen après le 9 juillet. Il le confiait après la finale. "Lilian Thuram ne sera plus là, c'est sûr. Mais les bases sont là donc celui qui le remplacera se fondera facilement dans le collectif". Finalement, le remplaçant de Lilian Thuram pourrait bien avoir à patienter quelques mois ou années supplémentaires dans la chambre appel. Lilian a encore faim d'émotion et de victoires.

Sa présence lors des éliminatoires de l'Euro 2008 pourrait permettre à l'équipe de France de conserver une partie de sa colonne vertébrale. Une colonne privée de Zidane et de Makelele. Même s'il décidait de ne pas aller au bout de l'aventure austro-helvétique, sa présence offrirait aux Bleus une transition en douceur. Loin du brutal passage de témoin qui avait suivi l'Euro 2004 et plongé la jeune équipe de France dans une année d'incertitude. Ce qui n'avait évidemment pas facilité la tâche de Raymond Domenech. Cette fois, le Guadeloupéen pourrait donner un petit coup de main appréciable à l'équipe de France, dont il est, et restera, un symbole.
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# Posted on Sunday, 06 August 2006 at 1:04 PM

Klinsmann : "Vidé et cramé"

Klinsmann : "Vidé et cramé"
Fatigué, Jürgen Klinsmann a décidé de quitter la Mannschaft après l'avoir emmenée jusqu'en demi-finale de la Coupe du monde 2006. Après deux années dures, l'ancien champion du monde a envie de profiter de sa famille. C'est son adjoint, Joachim Löw, qui le remplacera. Un choix que "Klinsi" approuve.

JURGEN KLINSMANN, pourquoi renoncez-vous à votre poste de sélectionneur ?

J. K. : Cela n'a pas été une décision facile à prendre mais je n'avais, je crois, pas d'autre choix. Après deux années de travail intensif, qui m'ont coûté beaucoup d'énergie, je suis vidé et cramé. Je n'aurais pas eu l'énergie et la force nécessaires pour poursuivre mon travail avec le niveau d'exigence que je me suis fixé. L'autre raison est que je veux passer plus de temps avec ma famille et vivre à nouveau une vie normale.

Quand avez-vous pris votre décision ?

J. K. : Après la défaite en demi-finale contre l'Italie (0-2), cela m'a, pour la première fois, traversé l'esprit. Il a fallu ensuite se reprendre et motiver l'équipe pour le match pour la troisième place. Nous y sommes parvenus en combinant le résultat à la manière, mais après il était clair pour moi que je ne pouvais pas poursuivre cette expérience. Il m'a simplement fallu me regarder quelques secondes dans un miroir.

Vous aviez indiqué vouloir discuter de votre avenir avec votre femme avant de faire connaître votre décision: vous a-t-elle poussé à quitter ce poste ?

J. K. : Elle m'a laissé prendre ma décision seul et m'a assuré qu'elle me soutiendrait quelle que soit ma décision. Je n'en pouvais simplement plus et je me réjouis de ne rien faire pendant six mois, voire plus. Il va me falloir beaucoup, beaucoup de temps pour recharger mes batteries après deux années où j'ai beaucoup donné.

Vos joueurs et toute l'Allemagne, qui vous exhortaient à continuer, vont être déçus...

J. K. : J'ai fait part de ma décision à une partie des joueurs mardi et je contacterai tous les autres prochainement. Mais ils savent que le projet que nous avons mis en place ne dépend pas d'une seule personne. Ils m'avaient tous assuré que si je partais, Joachim Löw serait l'homme idéal pour poursuivre ce que nous avons commencé. Quant aux supporters, je ne peux que leur demander de me comprendre. Cela n'aurait pas été juste que je reste à mon poste alors que je ne me sentais pas dans la situation de bien faire mon travail. Mais je dois encore remercier tous les Allemands pour ce qu'ils nous ont apporté durant ce Mondial: grâce à eux, nous avons vécu la plus belle des Coupes du monde et donné au monde entier une image de l'Allemagne qui ne pouvait pas être plus belle.

Vous avez pesé de tout votre poids pour que Joachim Löw soit votre successeur: quels sont ses atouts ?

J. K. : Je dois d'abord préciser que je n'ai jamais regardé 'Jogi' comme mon adjoint, mais comme un partenaire, au même niveau que moi. Il a été très précieux dans les domaines qui lui étaient attribués: le travail tactique, la préparation des matches. Mon travail de sélectionneur était plus celui d'un superviseur qui coordonne tout. C'est pourquoi il est logique que 'Jogi' poursuive le travail, c'était la meilleure solution.
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# Posted on Sunday, 06 August 2006 at 1:02 PM

Donadoni remplace Lippi

Donadoni remplace Lippi
L'ancien joueur international du Milan AC, Roberto Donadoni, a été nommé sélectionneur de l'Italie après le départ de Marcelo Lippi. Donadoni a entraîné Livourne (Serie A) cette saison, avant de démissionner suite à des critiques de son président.

La nomination de Donadoni n'a pas vraiment surpris et son nom paraissait tenir la corde dès mercredi, après les adieux de M. Lippi. La proximité des prochaines échéances internationales, dont les premiers matches des éliminatoires de l'Euro 2008 approchent à grands pas, avec notamment un certain France-Italie le 6 septembre, a incité le commissaire extraordinaire Guido Rossi à prendre une décision rapide.

A 43 ans, Roberto Donadoni, originaire de Cisano Bergamasco dans la banlieue de Bergame, s'est taillé une belle réputation comme joueur au sein de l'AC Milan des années 1980, aux côtés des trois Néerlandais Ruud Gullit, Marco Van Basten et Frank Rijkaard, dont il fut un coéquipier majeur. Garçon très introverti, timide, fuyant toujours les feux de la rampe et de la notoriété, Donadoni présente pourtant un des plus riches palmarès du football italien avec trois Ligues des Champions (1989, 1990 et 1994), deux Coupes intercontinentales (1989 et 1990), trois Supercoupes d'Europe (1989, 1990 et 1995), cinq titres nationaux (1988, 1992, 1993, 1994, 1996) et quatre Supercoupes d'Italie (1989, 1992,1993, 1994).

Meneur de jeu de talent

Ce milieu de terrain de poche, rapide, insaisissable, très bon passeur, a été considéré comme l'un des meilleurs joueurs italiens de la fin des années 1980. Il a porté 63 fois le maillot de la Squadra Azzurra, inscrivant 4 buts. Il a également disputé en tant que joueur deux Coupes du monde, avec notamment une finale malheureuse en 1994 face au Brésil (perdue aux tirs au but), et une 3e place en 1990 lors du Mondial organisé dans la péninsule italienne. Remarquable joueur, Donadoni, n'a pas encore eu le temps d'acquérir les mêmes lettres de noblesses comme entraîneur.

Après sa retraite en 1994, Donadoni s'était octroyé une période de repos et de réflexion avant de replonger dans la monde du foot, cette fois-ci comme entraîneur en 2001-2002, à Lecco (3e div.) avant d'entraîner une première fois Livourne (2002-2003), alors en deuxième division.Après un court passage en 2003 au Genoa, alors également en 2e div., il était revenu à Livourne à partir de janvier 2005 et avait conduit le club à la 9e place du Championnat de Serie A la saison dernière, un peu à la surprise générale.

Donadoni semblait bien parti pour faire au moins aussi bien cette saison quand, en désaccord sur le plan tactique avec son président Renzo Spinelli, il avait été contraint de quitter la Toscane en février, au terme de la 23e journée du Calcio, alors que l'équipe pointait à la 6e place du classement.
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# Posted on Sunday, 06 August 2006 at 1:01 PM